LA PATIENCE DU MARTIN-PECHEUR.

Publié le par André MARINI

LA PATIENCE DU MARTIN-PECHEUR.

Le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) est un oiseau type de la famille des Alcedinidae. C' est un bon indicateur naturel de la qualité d'un milieu aquatique.

LA PATIENCE DU MARTIN-PECHEUR.
LA PATIENCE DU MARTIN-PECHEUR.

Ses principales caractéristiques sont :

  • une livrée brillante et très colorée (bleue sur le dessus, rousse et blanche en dessous),
  • un bec long et fin,
  • un corps court et trapu,
  • une taille approximative de 16 cm et un poids, approximatif lui aussi, de 40 g.

Son bleu étincelant provient des reflets prismatiques de la lumière sur les structures minuscules de ses plumes.

Le sexe des martins-pêcheurs se différencie à la couleur du bec : presque tout noir chez le mâle ; chez la femelle, la mandibule est du même orange que les pattes.

L'oiseau, très vivace, parcourt un circuit sur son territoire en se posant sur des perchoirs qu'il connaît, bien disposés pour guetter ses proies. Si sa position est assez haute, il plonge en flèche directement, et ressort aussi rapidement de l'eau grâce à la poussée d'Archimède résultant de l'air emprisonné sous son plumage. S'il part d'un support trop proche de la surface, il doit d'abord s'éjecter vers le haut avant de se retourner pour plonger. Mais il peut aussi faire de longues séquences de vol stationnaire avant de plonger. Lorsque sa tentative est récompensée, il se pose et entreprend d'assommer sa proie en la battant sur sa branche par des mouvements de tête alternés, avant de l'avaler, quand il ne va pas la porter à sa compagne (mâle en période nuptiale) ou à ses juvéniles.

LA PATIENCE DU MARTIN-PECHEUR.
LA PATIENCE DU MARTIN-PECHEUR.

Pendant la reproduction, son habitat se situe dans les pentes escarpées et meubles dans lesquelles il peut facilement creuser son terrier. Il apprécie aussi les falaises calcaires ou sédimentaires, qui se réchauffent facilement au soleil, et les abords des étendues d'eau dans lesquelles il pourra plonger pour attraper sa nourriture.

Il reste dans son territoire de prédilection tant que les eaux ne sont pas prises par les glaces, car cet oiseau craint les hivers trop rudes, et dans ce cas, il migre vers des régions plus tempérées.

Publié dans Les oiseaux

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Thierry 04/11/2013 11:02

article fort instructif et photos toujours aussi belles !

André MARINI 04/11/2013 11:53

ça vient fiston mais c'est pas facile. Avec la lunette, c'est un jeu d'enfant mais j'ai du mal avec la luminosité et je crois que je dois être moins ambitieux et ne pas aller les chercher à 7 ou 800 mètres. Je les vois parfaitement dans l'objectif mais ensuite la photo est parfois décevante.
Bises.